Saison 2019

Ravoir et Sologne

Historique et faits marquants 2019

La vision en direct sur le nid du Ravoir est rétablie. Profitant du déplacement sur le site de Rolf Wahl et de son grimpeur, notre équipe a pu intervenir en parallèle sur la caméra, qui a donc pu être remise en fonction et rehaussée de quelques centimètres.

Ravoir – 24 juin 2019

Chaque année, la nichée de Balbuzard de l’étang du Ravoir est baguée par Rolf Wahl, dans le cadre d’un programme personnel validé par le CRBPO (MNHN). Le baguage des deux jeunes de Panchita s’est déroulé le 24 juin, le matin pour éviter les fortes chaleurs annoncées. Ceux qui étaient connectés à ce moment-là ont peut-être aperçu le grimpeur venir réinstaller les deux jeunes dans le nid.

Les deux jeunes portent désormais sur la patte droite une bague orangée marquée FX∙ et FW∙, et sur l’autre patte la bague métallique fournie par le MNHN.

A 42-44 jours, âge auquel ils sont bagués, les jeunes balbuzards, pèsent généralement entre 1450 g pour les mâles et 1850 g pour les femelles. Ceux-ci pesaient environ 1500 g et Rolf les a donc tous deux identifiés comme mâles.

L’équipe technique a profité de l’absence des jeunes sur le nid, les oiseaux étant au sol afin d’être pesés, mesurés et bagués, pour vérifier la caméra, la remettre en fonction et la rehausser de quelques centimètres.

Maintenant, nous pouvons à nouveau suivre en direct l’évolution de la nichée. L’étape suivante sera l’envol des jeunes, qui devrait intervenir dans le courant de la première quinzaine de juillet.

 

Ravoir et Sologne – 17 juin 2019

Sur le nid du Ravoir, Panchita élève deux jeunes. Ils ont bien grossi depuis leur naissance le 12 mai et sont maintenant bien visibles quand ils s’agitent sur le nid ou lors des nourrissages. On commence même à les entendre depuis l’observatoire quand la faim les tenaille et qu’ils réclament pitance… Le couple a parfaitement surmonté les fortes intempéries de la première quinzaine de juin.

Mais la situation n’est pas aussi rassurante qu’il y parait : un intrus particulièrement culotté rôde sur l’étang et le couple doit maintenant faire face à ce jeune mâle (bagué CO∙) qui se permet des incursions parfois très longues. Sa présence provoque en général les cris d’alarme voire des attaques très virulentes de la part de Panchita, mais le jeune CO. y reste totalement insensible. Quant au mâle 6.A, qui n’a jamais fait preuve d’une grande agressivité vis-à-vis des intrus, il donne l’impression de s’effacer lorsque CO. est présent… Le 13 juin, le jeune perturbateur a même stationné sur le nid pendant plus d’une demi-heure ! Il n’a toutefois montré aucun signe d’agressivité envers les deux jeunes. Pendant ce temps, Panchita est restée étonnamment invisible et silencieuse, ne réapparaissant qu’une heure plus tard pour se percher à côté du nid et faire sa toilette…

Il est très fréquent que des balbuzards subadultes ou atteignant la maturité sexuelle cherchent à se fixer et viennent rôder autour des couples reproducteurs, ce qui les perturbe fortement. Il s’avère cependant qu’à chaque fois les intrus finissent par s’éloigner face aux cris et attaques des oiseaux territoriaux… L’attitude de CO∙ est donc inhabituelle et deviendrait inquiétante s’il persistait à investir le Ravoir ou s’il provoquait l’éloignement du mâle 6∙A… L’approvisionnement en poissons de Panchita et de sa progéniture serait alors largement compromis. Mais ne soyons pas catastrophistes. Les incursions de CO∙ pourraient rapidement s’espacer…

Sur le nid de Sologne, le couple élève un seul jeune, né le 11 mai. Un second œuf, visible sur le nid, n’a pas éclos. Le jeune se porte bien et son plumage s’étoffe de jour en jour, indiquant que, cette année, il n’est pas atteint du Feather Pinching Syndrome, cette maladie qui avait causé la mort des deux jeunes en 2018 (http://www.objectifbalbuzard.com/saison-2018/). Le mâle est souvent absent du nid afin de satisfaire les besoins croissants en poissons de toute la famille.

Les épisodes de fortes pluies et de vents violents ont malmené le jeune balbuzard qui, même âgé d’un mois, aurait pu ne pas survivre à de telles intempéries. Heureusement, la mère attentive ne laisse jamais son poussin seul en cas de mauvais temps : elle le protège du vent ou de la pluie et le réchauffe.

Ravoir et Sologne – 15 mai

Les premières becquées ont été observées !

On ne peut qu’être admiratif devant l’endurance des deux couples de balbuzard qui ont couvé sous la pluie, le vent et, plusieurs fois, la grêle…

Sur le nid de Sologne suivi par la caméra 1, nous savons qu’un premier poussin est né le 11 mai en fin d’après-midi. Sa mère lui a donné une de ses toutes premières becquées tôt le matin le lendemain, à partir d’un poisson laissé en réserve sur l’aire…

Le même jour en milieu d’après-midi, c’est de l’observatoire du Ravoir et en présence d’un public nombreux que nous avons vu Panchita s’affairer à nourrir son premier rejeton nouveau-né. Pendant cette première becquée, le mâle 6∙A est resté en sentinelle à ses côtés avant de partir avec le reste du poisson…

Rappelons que les œufs sont pondus à deux ou trois jours d’intervalle mais que la couvaison commence dès la ponte du premier. Les éclosions sont donc espacées et il nous faudra encore quelques jours de patience pour connaitre le nombre de jeunes de ces deux nichées.

Pour l’instant, rien n’a vraiment changé sur les nids : les femelles continuent à couver ou réchauffer les jeunes poussins et les mâles, à les approvisionner en poissons. Mais ils vont devoir augmenter progressivement leur rythme de pêche !

Les éclosions sont en cours sur les autres nids de la forêt d’Orléans et de Sologne. Il est donc crucial, en cette période très sensible pour les balbuzards, de ne pas s’approcher des aires à moins de 300 m. Les dérangements humains sont une cause très fréquente d’échecs de la reproduction…

 

Ravoir – 25 avril

Panne momentanée de la caméra du nid du Ravoir : la nidification en cours retarde la réparation

Depuis la fin avril, suite à un incident technique, la transmission des images du nid du Ravoir est bloquée.

A l’heure des nouvelles technologies, de l’immédiateté des réseaux sociaux, on pourrait avoir tendance à oublier le défi que constitue la mise en place d’une caméra sur un nid en pleine nature ! Le dispositif vidéo installé au cœur de la forêt domaniale d’Orléans est constitué d’une caméra fixée sur un pin proche et alimentée uniquement par des panneaux solaires, puisqu’il n’y a aucun accès à l’électricité sur le site ; les images sont transmises par le réseau 3G, le plus élevé existant en forêt…

Préserver l’espèce avant tout

Les oiseaux étant sur place et en pleine reproduction, il est totalement exclu d’envisager une intervention technique pour l’instant. Le but de notre projet est de sensibiliser à la protection du balbuzard et la réparation devra donc attendre.

Le dérangement des couples est en effet une des causes principales d’échec de la reproduction chez le Balbuzard : un adulte qui s’envole laisse ses œufs ou ses poussins à la merci du froid, du soleil ou des corneilles. Rappelons que le balbuzard est une espèce protégée et qu’il est donc interdit de le déranger en période de reproduction.

Rassurez-vous toutefois, si la caméra est en panne, les oiseaux, eux, se portent bien ! Nos ornithologues les observent tous les jours depuis l’observatoire du Ravoir. Panchita et 6.A se sont relayés à la couvaison et un premier jeune a vu le jour dimanche 12 mai !

C’est également le cas chez le couple suivi par la caméra 1, où un jeune a éclos le 11 mai. Sur ce nid-là vous pouvez continuer à suivre la reproduction en direct.

Entre-temps, nous continuons à tenter une réparation à distance et n’avons pas perdu espoir de rétablir la connexion prochainement…

 

Ravoir et Sologne – 10 avril

Une petite tête blanche qui dépasse d’un tas de branches… C’est ce qu’on peut découvrir le plus souvent à cette période de l’année sur les nids de balbuzards et c’est ce qu’on voit sur nos images, en particulier sur celles du Ravoir. En forêt, la majorité des femelles ont pondu et couvent (02 vient notamment de commencer à le faire aujourd’hui). Du sol, certains nids paraissent même inoccupés.

Sur le nid du pylône, le premier œuf a été pondu le 1er avril et sur celui du Ravoir, le 5 avril. Le quotidien des couples est maintenant rythmé par les apports de proies ou par le passage de balbuzards de nids voisins et d’intrus en mal d’installation, qui mettent les couveuses en alerte. Généralement, lorsque le mâle apporte un poisson, il relaie la femelle à la couvaison, pendant qu’elle part se nourrir sur un perchoir proche. Dans certains cas, la femelle consomme le poisson sur le nid…

Si tout se passe bien, les éclosions interviendront dans la première quinzaine de mai… 

 

Début avril

Ravoir

La première observation d’un balbuzard au Ravoir a été faite le 21 février. Il s’agissait d’un individu non bagué qui s’est perché un moment au sommet du mât de la caméra avant de se baigner dans l’étang puis de disparaître…

A partir du 28 février, on observe quelques apparitions de la femelle « 02 » et du mâle d’un nid voisin, qui a l’habitude de fréquenter l’étang dès son retour de migration (voir carnet de bord des années précédentes).

Le 9 mars marque le retour du mâle « 6∙A » qui s’était reproduit sur le nid l’an dernier. Il est rejoint quelques jours plus tard par la femelle « Panchita » mais elle se fait rapidement évincer par « 02 », toujours forte de sa position d’ancienne occupante du site et qui continue à le visiter ponctuellement…

Le 17 mars, « Panchita » tente à nouveau sa chance et cette fois « 02 » la laisse s’installer sur l’étang aux côtés du mâle « 6∙A »… Il faut dire que « 02 » a fort à faire sur son propre nid, son partenaire habituel étant enfin rentré de migration.

Depuis, « Panchita » aménage l’aire avec beaucoup d’énergie, visiblement décidée à s’y reproduire cette année. Seule l’arrivée prochaine de « Zora », la femelle de l’an passé, pourrait perturber cette installation. Mais « Zora » se fait attendre…

 

Sologne Caméra 1

C’est tout début mars que des balbuzards ont commencé à faire des apparitions épisodiques sur le nid filmé par la caméra 1 mais il a fallu attendre le 18 pour qu’un couple s’y installe durablement. Le mâle est bien connu : c’est lui qui se reproduit sur ce nid depuis plusieurs années. En revanche, la femelle est une nouvelle venue. Née en forêt d’Orléans, elle se reproduisait sur un autre pylône en 2017 et 2018. Mais cette année, la femelle qui nichait depuis 2006 sur le nid filmé n’étant pas rentrée de migration, la place était vacante.

Durant la dernière quinzaine de mars, le couple s’est activement occupé de l’aménagement de l’aire, apportant tellement de branches qu’il a érigé une véritable forteresse ! Ils ont également rapporté des branchages plus fins pour le centre du nid, afin d’accueillir les œufs puis les jeunes.

Parades, accouplements et offrandes de proies jalonnent le quotidien du couple en cette fin du mois de mars… Et un premier œuf a été pondu le 1er avril !

 

Sologne Caméra 2

Depuis deux ans, le nid de la caméra 2 demeure vide. Un couple s’y était installé en 2016 mais leur reproduction avait échoué suite au déluge qui s’était abattu sur la région à la fin du mois de mai. Le couple avait passé le reste de la saison de reproduction à construire des « nids de frustration » aux alentours, comportement souvent observé chez le balbuzard en cas d’échec de la reproduction.

L’année suivante, ce couple s’était installé sur un des nids de frustration… tout en continuant à défendre son nid initial, empêchant ainsi tout autre couple de venir s’y reproduire.

 

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