Saison 2022

Ravoir et Sologne

Historique et faits marquants 2022

Bienvenue dans la saison 2022 !

5 mai – Ravoir

Le 27 mars nous vous annoncions que la couvaison avait commencé sur le nid du Ravoir… alors que d’autres balbuzards venaient à peine de rentrer de migration. En principe, il faut deux à trois semaines entre la reformation des couples et la ponte du premier œuf.

Très logiquement, nous attendions donc les éclosions dans les tous premiers jours de mai. C’est le 4, après 38 jours de couvaison, qu’est né le premier poussin. Une première becquée timide, indiquant un nouveau-né récent, a été observée dans l’après-midi.

Rien ne nous permet de savoir si ce jeune sera suivi d’un ou deux autres. Patience donc. Nous nous réjouissons déjà de cette première naissance, indiquant que l’incubation n’a été perturbée par aucun dérangement.

Sur les autres nids, la plupart des couples couvent…

5 mai – Pylône de Sologne

C’est le 23 mars qu’un premier balbuzard a été aperçu sur le nid du pylône. Il s’agissait d’une femelle, rejointe deuxième semaine d’avril par un mâle, également non bagué. Un mois plus tard, le 22 avril, la ponte et la couvaison commençaient…

Mais la caméra nous a permis d’assister, impuissants, à de nombreuses interruptions de la couvaison, qui duraient parfois plus d’une heure, lors desquelles il était possible d’entendre les cris d’alarmes de la femelle, indiquant clairement un dérangement d’origine anthropique.

Des interruptions aussi longues dans l’incubation ont souvent des conséquences néfastes, même si les températures sont clémentes. Nous sommes donc assez mitigés sur l’issue de cette couvaison… Verdict vers la fin mai…

Ces problèmes mettent en lumière toute la complexité de la couvaison et révèlent la très grande sensibilité des couples face à tout dérangement lors de cette période.

Ces dérangements pourraient même devenir un facteur limitant important dans la population en place. En 2021, 28 % des nids étaient en échec à cause de dérangements humains…

28 mars – Ravoir

La couvaison a commencé le 27 mars sur le nid du Ravoir. Après trois semaines d’un suspens soigneusement entretenu par les oiseaux, qui utilisaient indifféremment les deux nids pour les accouplements ou les échanges de poissons, c’est finalement sur l’aire traditionnelle que Panchita s’est installée pour pondre, montrant une fois de plus le grand attachement des oiseaux à leur nid.

Corollaire du retour de plus en plus précoce du couple, la ponte intervient de plus en plus tôt en saison. Dans les années 2010, la couvaison débutait dans la première décade d’avril ; depuis quelques années, elle commence plutôt fin mars.

Panchita est déjà sur ses œufs alors que les autres couples de la forêt sont à peine reformés. Sur la petite trentaine de nids suivis dans le Loiret, quinze seulement ont été recensés comme étant déjà occupés de façon avérée par un couple.

Car il faut savoir que, dans le département, environ 25 couples de reproduisent chaque année. Ils sont majoritairement installés en forêt d’Orléans mais aussi dans quelques propriétés privées périphériques ou sur des pylônes. Au niveau régional, on en dénombre une cinquantaine et, au niveau national, 117. L’expansion continue lentement mais sûrement.

28 mars – Pylône de Sologne

Sur le pylône filmé par la caméra, le premier oiseau a été aperçu le 23 mars mais ne semble pas encore totalement fixé. Il fait des apparitions épisodiques et vient parfois consommer un poisson sur l’aire. Espérons que cette situation changera dès le retour de son partenaire.

15 mars – Ravoir

Fait peu fréquent mais pas exceptionnel, un nuage de sable du désert a survolé la France, donnant un ciel d’une couleur orangée. Nous ne résistons pas au plaisir de partager une image de Panchita sur fond saharien.

C’est le 19 février que les premiers balbuzards ont été observés au Ravoir. Deux individus différents ont fait de courtes apparitions sur l’étang dans l’après-midi. Mais les naturalistes gardaient les yeux tournés vers le nord de l’Espagne, inquiets de savoir si Panchita avait quitté, ou non, son site d’hivernage. Une fois de plus, elle a fait le trajet retour en un temps record : encore signalée dans le delta du fleuve Eo le 23 février, elle a été observée en forêt d’Orléans le 25 !
Nous ne pourrons malheureusement pas suivre à distance la reproduction sur le nid du Ravoir puisque, suite aux dysfonctionnements récurrents de la caméra, les partenaires avaient décidé de suspendre la transmission au printemps 2021. En revanche, la transmission en direct reste active sur le pylône de Sologne où, nous attendons l’installation imminente des oiseaux.
L’observatoire du Ravoir reste bien-sûr accessible pour l’observation du couple en pleine nature. L’accueil des visiteurs reprendra cette année, après deux ans d’arrêt suite aux conditions sanitaires. N’hésitez pas à vous y rendre !
Depuis qu’elle est arrivée, Panchita semble privilégier le nid habituel près duquel on la trouve souvent perchée. Comme il l’a déjà fait dans le passé, le mâle non bagué d’un nid voisin est venu la rejoindre et s’est fait très pressant pour s’installer auprès d’elle : réarrangement des branches, tentatives d’accouplement… Mais le 7 mars, beaucoup plus tôt que les années précédentes, le mâle 6.A est rentré de migration. Pour le plus grand plaisir des ornithologues, il a été aperçu en début d’après-midi sur la branche horizontale qu’il affectionne au milieu de l’étang, position idéale pour que nous puissions confirmer le code de sa bague.


Après quelques tentatives d’accouplement, il s’est mis à recharger… les deux nids ! Le nid traditionnel et l’ébauche dite « de frustration » construite après l’échec de la reproduction en 2021.


Reste à savoir maintenant quel nid choisira Panchita… Affaire à suivre !

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