Saison 2023

Ravoir et Sologne

Bienvenue dans la saison 2023

28 septembre

Ils sont tous partis…

Au Ravoir

Les effectifs avaient commencé à s’éclaircir dès le début du mois d’août, avec le départ du jeune ADI et de Panchita autour du 5. Le petit dernier, ou plutôt, la petite dernière, a continué seule à assurer le spectacle, continuellement alimentée par le mâle 6.A jusqu’à ce qu’elle parte en migration autour du 11 septembre. Les visiteurs qui venaient à l’observatoire le dimanche ont ainsi pu l’admirer jusqu’à la fin de la saison. Elle s’entrainait parfois à pêcher dans l’étang en s’élançant de l’un de ses perchoirs favoris et c’est probablement juste après les premières tentatives couronnées de succès qu’elle est partie… Il est heureux de constater qu’après un début d’existence bien compliqué, ce jeune oiseau a réussi à devenir magnifique, libre et autonome. Souhaitons-lui longue et heureuse vie…

Les jeunes aigles bottés et les cigognes noires en visite ont également permis de varier un peu l’ordinaire, avec de belles apparitions jusqu’au début du mois de septembre.

En Sologne

Les jeunes avaient déserté le nid depuis le 12 juillet, mais l’aire a été fréquentée par les oiseaux jusqu’au début du mois de septembre. Puis ils sont partis au compte-goutte et le nid est dorénavant abandonné aux corneilles pour l’hiver.

25 août

L’été se termine

Au Ravoir

Les jours s’égrènent calmement et l’activité diminue petit à petit même si le public continue à venir fidèlement à l’observatoire, avec une trentaine de personnes accueillies chaque dimanche…

Le troisième jeune de Panchita n’était pas suffisamment évolué ni emplumé au moment du baguage et n’avait donc pas été équipé de bagues ; les inquiétudes que nous nourrissions à son sujet se sont évaporées lorsqu’il a enfin effectué son premier vol le 24 juillet, après environ 80 jours passé sur le nid (contre une cinquantaine habituellement) !

Dans l’après-midi, il avait fait ses premiers essais, dans une ambiance très venteuse et déstabilisante pour lui. Un autre balbuzard, adulte et non bagué, était alors venu l’agresser, allant même jusqu’à poser ses pattes sur son dos, ce qui l’avait obligé à voler loin du nid, montrant déjà une belle capacité à éviter les attaques aériennes…

Les caractéristiques de son plumage semblent indiquer qu’il s’agit d’une femelle. Le frère et la sœur n’ont pas volé ensemble longtemps car le jeune ADI a été observé pour la dernière fois le 5 août. C’est également à cette date que Panchita a disparu. Le 10 août, nos amis espagnols nous annonçaient qu’elle était arrivée saine et sauve sur sa zone d’hivernage, dans l’estuaire de l’Eo.

Sur l’étang déserté par la moitié de la famille, la jeune femelle poursuit son évolution, encore nourrie par le mâle 6.A. Elle reçoit fréquemment la visite d’un jeune balbuzard du nid voisin. Si l’activité est moindre du côté des balbuzards, elle continue pour le couple d’aigles bottés, qui a également niché au bord de l’étang et se montre fréquemment, ainsi que pour les cigognes noires, dont quelques individus sont régulièrement observés en vol ou pêchant dans les zones peu profondes.

En Sologne

Sur le pylône, c’est aussi la fin de la saison. Volants depuis le 12 juillet, les jeunes se sont petit à petit émancipés. En cette fin août, deux des jeunes fréquentent encore le nid, ainsi que le mâle, mais les départs en migration sont imminents.

 

5 juillet

Spanish connexion Panchita a reçu le 5 juillet la visite de Carlos Sanjurjo. Carlos surveille Panchita chaque hiver dans l’estuaire du fleuve Eo (nord de l’Espagne), où elle revient fidèlement à la fin du mois d’août, depuis une dizaine d’années. C’est la première fois qu’il venait observer sa protégée dans le cadre verdoyant de l’étang du Ravoir.

30 juin

Bagués, envolés, mais… Le 15 juin, deux des jeunes de Panchita avaient été bagués. Le troisième, probablement maltraité par ses ainés, était trop petit et pas suffisamment emplumé pour être bagué. La bague risquait de remonter au-dessus du talon et d’handicaper l’oiseau. Il accusait un retard de croissance important et ne pesait que 700 g alors que les jeunes pèsent généralement au moins 1,5 kg au moment du baguage. Les deux autres ont reçu les bagues « ADI » et « AFI ». Le premier étant probablement une femelle (près de 1700 g) et le second, probablement un mâle (moins de 1500 g et tarses moins gros). Le 27 juin, le jeune « AFI » a effectué ses premiers vols, précédés comme il se doit par de nombreux exercices et sauts sur le nid. Le lendemain, c’était au tour du jeune « ADI » de prendre son envol. Tout allait donc pour le mieux sur le nid du Ravoir mais le 29 juin, alors que nous passions toute la matinée à l’observatoire, le jeune « AFI » ne s’est pas montré. Ni le lendemain, ni le surlendemain… Compte tenu de l’historique de ce nid, une prospection de vérification a eu lieu sous l’aire et sous les pins proches. Aucun cadavre, ni plume n’ont été trouvés. Les jeunes, au moment de l’envol, sont incapables de pêcher et dépendent totalement des parents. Ils sont donc très attachés à leur site de naissance. Il est donc quasiment certain que le jeune AFI est mort. Prédation ? Accident d’atterrissage ? Problème physique ? Mystère… Cette situation nous est malheureusement familière. Il est arrivé plusieurs fois dans l’histoire de ce nid qu’un des jeunes disparaisse quelques jours après son envol. La dernière fois c’était en 2019. Quant au plus petit, il va bien, grandit et grossit bien, à un point tel que nous caressons l’espoir qu’il pourra prendre son envol dans les prochaines semaines. En Sologne Sur le pylône, les trois jeunes ont été bagués le 29 juin. Le premier envol est attendu de façon imminente. Les trois jeunes sont dorénavant bien visibles à la caméra.

23 mai

Au Ravoir, bien nourris par le mâle 6.A, les jeunes grandissent rapidement et, depuis quelques jours, les petites têtes apparaissent de plus en plus souvent au-dessus du rebord du nid. Alors que nous n’en voyions jamais que deux, quelle ne fut pas notre surprise d’en apercevoir une troisième le lundi 22 mai. Panchita et 6.A élèvent donc trois jeunes.

Sur le pylône, malgré les inquiétudes que nous nourrissions quant au succès de la reproduction, à cause des nombreux dérangements entrainant de longues interruptions de couvaison, un jeune est né le dimanche 21 mai ; il sera rapidement suivi de deux autres ! Le dimanche 28 mais, au cours de la becquée, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait trois jeunes sur le nid.

 

16 mai

Panchita qui couvait depuis le 25 mars a été observée donnant la première becquée le 2 mai, après une période d’incubation qui s’est déroulée sans histoire. La hauteur du nid ne nous a pas encore permis d’estimer la taille de la nichée mais les apports de proies se succèdent régulièrement et tout semble aller pour le mieux.

Sur le pylône, c’est le 12 avril que la couvaison avait débuté et la patience est encore de mise, avant une première éclosion, attendue pour la fin du week-end prochain… Sur ce nid, la couvaison a été régulièrement interrompue, suite à plusieurs dérangements, et on espère que ces interruptions n’auront pas d’impact sur le succès de la reproduction.

Ailleurs, sur les autres nids de la forêt d’Orléans, de Sologne ou sur les pylônes, les couples couvent ou accueillent leurs premiers poussins…

En cette période sensible pour les oiseaux, nous continuons à recommander de ne jamais approcher des nids. Ceux qui veulent observer un couple en cours de reproduction peuvent se rendre à l’étang du Ravoir à Ouzouer-sur-Loire.

 

6 avril

Lorsque les deux partenaires du couple se connaissent bien, ce qui est le cas de 6.A et de Panchita qui se reproduisent ensemble pour la cinquième année consécutive, il ne faut pas attendre longtemps avant que la femelle commence à pondre.

Le couple s’était reformé le 11 mars et c’est le 25 mars que la couvaison a commencé. Comme les années précédentes, Panchita couvait déjà alors que beaucoup de nids de la forêt d’Orléans n’étaient toujours pas réoccupés.

En ce début avril, d’autres couples ont aussi commencé à pondre – cinq en forêt et quatre sur pylône. Sur celui équipé d’une caméra, le couple est en cours d’installation mais n’a pas encore commencé à pondre.

Nous n’insisterons jamais assez sur l’importance du respect de la quiétude des couples en avril, mai et juin ! Cette période est critique pour eux car les balbuzards sont fortement perturbés par l’approche de promeneurs, photographes ou naturalistes à moins de 300 m de leur nid. Il est donc primordial durant la période de couvaison et d’élevage des jeunes de respecter cette distance de sécurité, sous peine de les voir s’envoler en laissant leur nichée à la merci des prédateurs (corneilles notamment…) ou des intempéries.

Nous comptons sur vous !

Sinon, ailleurs en France, le bilan de la reproduction du balbuzard en 2022 est enfin disponible et fait état de 99 couples reproducteurs (Corse incluse) et de 163 jeunes à l’envol. La Bretagne a rejoint la liste des régions occupées par le Balbuzard pêcheur avec un couple qui a élevé trois jeunes en Ille-et-Vilaine. Dans le Loiret, 28 couples ont été dénombrés et, dans le Loir-et-Cher, 21… L’année 2022 a donc été particulièrement faste pour le balbuzard.

 

Ravoir

Comme elle nous y a habitués depuis quelques années, c’est la femelle Panchita qui a ouvert la saison : elle est arrivée le 25 février, exactement à la même date qu’en 2022, après seulement deux jours de voyage. Depuis qu’elle s’est installée au Ravoir en 2019 et sachant qu’elle hiverne dans le nord de l’Espagne, son retour est toujours attendu avec impatience et salué avec joie par les naturalistes espagnols qui l’accueillent en hiver dans le delta de l’Eo en Galice.

Dès son arrivée sur le Ravoir, elle a reçu la visite fréquente du mâle d’un nid voisin, qui a montré quelques velléités de s’installer sur le nid… Mais le mâle 6.A est arrivé le 11 mars, le couple Panchita-6.A s’est reformé et les deux oiseaux ont commencé à recharger les nids…

En effet, suite à l’échec de la reproduction en 2021 et 2022, le couple avait construit une nouvelle ébauche dans un pin situé sur la rive nord de l’étang. Depuis lors, à chaque retour de migration, ils rechargent les deux nids, laissant planer une certaine incertitude sur celui qu’ils choisiront in fine. Ces derniers jours, c’est toutefois le nid habituel qui semble avoir la préférence de Panchita…

Les détails de la reproduction sont relatés, quasiment au jour le jour, dans la rubrique de Francis Couton : Suivons ensemble les balbuzards du ravoir. N’hésitez pas à vous y rendre !

Ailleurs en forêt, les oiseaux rentrent au compte-gouttes.

 

Sologne

Sur le pylône de Sologne, visible ici, le premier oiseau a été aperçu le 17 mars, laissant augurer du retour prochain du couple habituel…

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